
Le projet SIRENE est un projet exploratoire en réponse à l'appel à projets ANR.

Jusqu'à 200 espèces de poissons dans un même aquarium.
Comment trouver l'explication décrivant un poisson donné ?
Comment retrouver le poisson décrit sur une planche d'explications ?
Faut il pour cela se mettre à plusieurs ?
Comment sensibiliser le grand public au monde marin ? Cette question, l'une de celles que se pose Océanopolis, le centre de la mer de Brest, est d'autant plus importante que les océans sont amenés à devenir dans les prochaines décennies un des principaux réservoirs de ressources de la planète. Ce n'est pas pour rien qu'on les qualifie de 6eme continent. Les océans doivent donc devenir un fait culturel, non seulement en tant que tels mais également en ce qu'ils représentent, la vie, le développement durable, ... Cela passe tout d'abord par une meilleure connaissance des êtres qui les peuplent.
Comment donc sensibiliser le grand public au monde marin ? Plusieurs solutions sont envisageables : tout le monde connaît les films de J-Y Cousteau, les émissions hebdomadaires de Thalassa mais aussi les actions d'associations telle que GreenPeace. D'autres solutions sont envisageables en particulier grâce à l'utilisation d'Internet. Les grands aquariums publics pour leur part proposent une autre approche : ils présentent des animaux et des plantes vivants placés en situation dans un environnement reconstitué. L'intérêt pédagogique est évident : les visiteurs sont dans l'environnement des animaux et ressentent l'émotion due au contact quasi direct avec eux, émotion qui ne peut se retrouver avec la même intensité dans les autres approches. Reste à utiliser cette émotion comme support de la diffusion des connaissances.
Le plus souvent des explications sont données par des "planches" placées près des aquariums. Même si elles sont souvent bien faites elles souffrent d'un certain nombre de problèmes. En particulier il n'est pas toujours facile de faire la relation entre un poisson et les explications qui le concernent. Ceci est d'autant plus vrai que les explications n'ont aucune relation spatiale avec les poissons qu'elles décrivent, poissons qui d'ailleurs se déplacent et sont en grand nombre; la charge cognitive nécessaire à la mise en correspondance entre les explications et les poissons (entités mobiles) est trop importante pour une grande partie du public. Cela est d'autant plus vrai que la distance entre les planches et l'aquarium est importante.
D'autre part ces explications sont statiques et ne s'adaptent ni à l'aspect non prévisible du comportement des poissons ni aux capacités du public. Enfin, ces supports sont de taille réduite et ne permettent pas la présentation d'informations détaillées, ceci d'autant plus que souvent le nombre d'espèces présentes dans un aquarium est élevé : il peut atteindre jusqu’à 200 espèces.
En fait on constate que le plus souvent ces explications, aussi bien faîtes soient elles, ne sont pas consultées.
C'est pour cela qu'Océanopolis, comme la plupart des grands aquariums, met en place plusieurs fois par jour des animations. Ces animations sont, et nous avons pu le mesurer, les temps forts d’une visite et augmente considérablement l’indice de satisfaction du visiteur.
Cependant, seule une faible minorité du public (environ 5 à 10%) assiste à ces animations. En effet il est impossible de multiplier ces animations pour des raisons de coûts et de disponibilité de personnel ayant un niveau scientifique suffisant. Aussi un système automatisé avec une interface ludoéducative attractive, pourrait augmenter très sensiblement la satisfaction des visiteurs ainsi que la quantité moyenne d’informations acquises par ceux-ci.